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Affichage des articles du octobre, 2010

L’Ombre du vent : jeux de miroirs et géographies urbaines

Je me suis enfin décidée à lire un roman que je voyais depuis quelques années en bonne place dans les librairies, et auquel je ne m’étais pas intéressée en apprenant que le récit se passait, en partie, dans la Barcelone des années 1940 (1). Pourtant La sombra del viento (L’Ombre du vent) de Carlos Ruiz Zafón a été pour moi la bonne surprise de ce mois de septembre, où je m’applique comme toujours à cultiver l’anachronisme et l’inactualité. Inutile de dire, sur la trame, quelque chose de plus de ce qui est avancé dans la quatrième de couverture, non qu’il y ait une possibilité de gâcher le plaisir de la découverte aux futurs lecteurs, tant l’histoire semble cousue de fil blanc avec son cortège d’amours contrariés, de violences et de malédictions qui traversent les générations et les âges. Cependant, les aventures de Daniel Sempere, emmené par son père dans une bibliothèque secrète appelée le « Cimetière des livres oubliés » pour y choisir un livre qui lui sera propre, qui l’accompagne…