lundi 12 décembre 2011

Myriade et Microcosme

Personne ne sait à quoi ressemblent en réalité les villes, car les livres et les cartes postales entretiennent sans cesse le mythe romantique des ruines, des lieux solitaires propices à la méditation. Il n’y a jamais personne, dans cet imaginaire façonné par des iconographies anciennes et nouvelles. Et, pourtant, qui s’est jamais promené seul à Venise, avec ou sans carnaval, avec ou sans Acqua alta ? (il paraît qu’avec l’acqua alta c’est encore pire en ce qui concerne la foule). (1) La qualité, la texture des foules est un sujet rarement évoqué dans la description d’une ville. C’est peut-être le côté insaisissable des myriades urbaines qui ne laisse guère le temps aux idées reçues de s’y installer. Mais une réalité mouvante peut être dite autrement, par exemple, en libérant des souvenirs personnels du microcosme d’un quartier shanghaien. C’est  la démarche de Wang Anyi dans A la recherche de Shanghai, essai sur l’évolution de la ville où il est avant tout question de ses habitants.

En tant qu’interprétation personnelle, sensuelle et chatoyante, la vision de l’auteur s’attache aux changements, infimes mais constants, entraînés par le passage des saisons, par une promiscuité forcée dans des ruelles aux arrière-boutiques sombres et aux immeubles qu’on devine sur le point de s’écrouler. La vie shanghaienne du passé et du présent est frugale, avec toutefois des aspects complexes ; ces derniers (la situation politique, les guerres, les modes) se manifestent souvent de manière indirecte, mais réussissent à modeler les rapports de voisinage, l’urbanisme ou la pratique de différents métiers. Shanghai est en même temps unique est multiple, aux visages contrastés de la modernité vient s’ajouter l’ancienne rivalité avec Pékin, centre de la pensée  et de la culture, tandis que Shanghai est traditionnellement considérée comme une cité où l’on fait des affaires, aux attitudes davantage pratiques.

On comprendra que cette recherche de Shanghai doit peu aux livres d’histoire, et beaucoup à l’observation, à la mémoire, et à l’univers du conte, qui permet de déployer des caractères shanghaiens emblématiques et des histoires exemplaires. Aussi, je ne résiste pas à inclure un extrait, représentatif pour moi de cette vision  à la fois distanciée et intime de la métropole chinoise, donnant à la complexité du monde sa juste place, parfois encombrante, parfois réduite à un écho à peine perceptible dans l’éternel bruit de la foule.

Au contraire, les jours d’orage, l’averse violente mène grand tapage. Les gens paradoxalement détendus poussent des cris de frayeur exagérés en regardant les éclairs par les fenêtres. On dirait que ces éclairs transpercent l’écran des immeubles, et toutes les fenêtres s’ouvrent au même instant dans un grand tintamarre. La ville entière devient transparente, la nuit s’étend, prend de l’ampleur. Il arrive qu’un coup de sifflet retentisse au cœur de la nuit. Venu on ne sait d’où, il annonce le départ d’un train ou d’un bateau. On prend conscience, à ce moment-là, de l’étendue de la cité qui englobe des lieux si éloignés. Des pensées vagabondes surgissent alors dans l’obscurité de la nuit.

A la recherche de Shanghai, de Wang Anyi, Editions Philippe Picquier

(1)   Moi, je l’ai fait, mais je ne dirai pas où à Venise ;-)    

29 commentaires:

  1. Wang Anyi est une shanghaienne pur jus, bien connue des gens du coin; sa mère aussi est écrivain.
    Tout par hasard, on peut se retrouver un jour à fréquenter le quotidien des habitants de Shanghai et s'imprégner graduellement, par transfusion, de ce qu'a été leur réalité depuis 1950. Toujours au gré des circonstances, on peut décider bien plus tard de s'immerger à son tour dans cette réalité, et se retrouver à préparer ses bagages.

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  2. L'avantage, c'est qu'on peut se connecter à Internet partout en Chine ;-)

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  3. Merci de me rappeler de m'enregistrer chez 百度.
    La liste des choses à faire est non seulement interminable, certaines doivent encore être réalisées en parallèle.
    Enfin, vous venez de déménager, vous savez ce que c'est: que ce soit pour 100 kilomètres ou 10'000, c'est pareil.

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  4. Oui, toujours pareil, toujours un cauchemar. Et c'est là que la notion de télescopage s'épanouit au mieux. A propos de télescopage, le billet ci-dessus m'a été suggéré par une image que je voyais depuis un mois sans vraiment la regarder. Il s'agit de la photo du Duomo de Florence qui fait office de fond d'écran chez moi. Cette vue, qui semble très proche, a été en réalité prise depuis Fiesole (vingt minutes en bus? je ne me souviens pas vraiment). Le fait est que la cathédrale est assez loin, mais on distingue des gens sur une sorte de balcon tout au-dessus de la coupole. Or, je n'ai remarqué ce détail qu'hier soir, jusqu'à ce moment, je regardais plutôt les collines floues vert-bleues. Jolie mise en abyme, n'est-ce pas?

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  5. Avez-vous déjà essayé cela? On m'a dit beaucoup de bien de ce train, mais le voyage dure tout de même deux jours, autant choisit une cabine confortable!

    http://www.chinadaily.com.cn/china/2006-07/02/content_631012.htm

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  6. Il reste un fond de superstition, qui incite les shangaïens à éviter d'aller à Pékin pour d'autre raison que le tourisme, parce que "c'est trop près de l'empereur".

    Par contre, une rivalité similaire existe entre Amsterdam et Rotterdam: on s'amuse dans l'une et on gagne de l'argent dans l'autre.

    Lorsqu'on voit la Grande Muraille, avec la foule agrippée à son dos, rebondir de colline en colline au loin, jouant entre soleil et brume, on se demande s'il n'existe réellement pas plus de trois dimensions sur cette planète. A vous lire, je suis persuadé qu'un phénomène semblable existe à Florence.

    Quel train ?

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  7. J'y suis.

    C'est tentant, mais après un check up médical en règle, même si une unité de réanimation réside en permanence dans le train. Dans ma longue existence, je n'ai jamais été plus haut que 3'000 m. d'altitude et c'est déjà pas très confortable.

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  8. La Cigale et la Fourmi à l'échelle des villes...

    C'était un article sur des trains qui traversent la Chine, et atteignent 4000 m d'altitude.

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  9. Commentaires croisés :-))

    Moi, juste un peu au-dessus de 3000, et j'ai skié à 2000 dans le sud de l'Espagne. A présent que je suis à 15 min de Haute-Nendaz, les randonnées à ski sont aussi tentantes.

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  10. Vous savez certainement que le plus haut sommet d'Espagne est le pic de Teide, aux Canaries. Je me trouvais au pied du cône, à env. 2'000 m. d'altitude, quand il s'est mis à neiger. Oui, neiger: et pourtant c'est plus près de l'Afrique que de l'Europe. Contraste ou télescopage ?

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  11. Les deux, mais j'aime bien ces expériences où ce qui est lointain devient soudain proche et vice-versa, un peu comme dans les perspectives impossibles de MC Escher.

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  12. Un peu plus bas, mais en altitude tout de même, j'ai trouvé un restaurant en bois qui avait l'allure d'un chalet. A l'intérieur se trouvaient des hommes en costume bavarois buvant de la bière. Ils m'ont regardé d'un air soupçonneux, mais comme j'ai passé ma commande en allemand, ça les a détendus. J'ai aussi pensé à un télescopage spatio-temporel, mais comme je n'ai pas vu le portrait d'un célèbre chancelier à moustache ridicule affiché dans le restaurant, j'ai laissé tomber le temporel.
    Twilight zone tout de même, non ?

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  13. J'adore cette expression, "twilight zone", c'est l'équivalent de "l'heure bleue"?

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  14. L'heure bleue existe et je l'ai rencontrée: non, c'est un état intermédiaire entre l'être et le néant; voir Jean-Sol Partre à ce sujet.
    La langue chinoise est constituée de concepts juxtaposés et l'auditeur, ou le lecteur, se charge d'apporter le liant nécessaire pour en faire un met à sa convenance, selon les ressources de son propre catalogue de notions socioculturelles.
    Umberto Eco dirait que c'est comme avec la poésie, pour lui chargée d'apporter un supplément d'âme au langage courant, restreint dans sa capacité de toucher à l'absolu.
    Traduire un livre du chinois en français demande un travail de réécriture considérable: combler les trous entre les temps forts et assurer une continuité de style au lecteur occidental, plus habitué à se laisser mener de la première à la dernière page.
    Un exemple intéressant est celui de Gao Xingjian, prix Nobel de littérature en 2000 pour "une œuvre de portée universelle", nous dit Wikepedia: grâce à son traducteur, disent les Chinois, car, pour eux, son oeuvre n'a aucun sens au regard de leur tradition littéraire et de leurs notions du bien, du beau et du bon.
    Qui a raison ?

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  15. Le passé qui plonge dans le néant, c'est un peu l'heure bleue pour moi, des souvenirs de longs trajets en voiture vers le sud, au crépuscule d'été. Il n'y a là rien de vraiment précis, juste des reflets chromatiques incroyablement vivaces...

    Pour moi, la poésie est plus une question de rythme que de concept, bien qu'il y ait eu une mouvance "conceptiste" dans la poésie espagnole du XVIIe siècle qui combinait les deux. L'importance du rythme,c'est ce que l'on découvre quand on commence à apprendre l'anglais, et l'on s'aperçoit que les paroles des chansons qu'on trouvait autrefois émouvantes sont en réalité d'une grande niaiserie.

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  16. Si vous avez encore 5 minutes, voici un poème de Li Bai, ou Li Po (701-762). L'un des plus grands de la culture chinoise. Pour ses compatriotes, chaque caractère est une métaphore divine et leur assemblage, une fête pour l'esprit:

    花間一壺酒
    獨酌無相親
    舉杯邀明月
    對影成三人
    月既不解飲
    影徒隨我身
    暫伴月將影
    行樂須及春
    我歌月徘徊
    我舞影零亂
    醒時同交歡
    永結無情遊
    相期邈雲漢

    Choisies parmi une dizaine, voici les deux meilleures traductions en français:

    Seul, je me verse à boire, faute de compagnon,
    Je lève ma coupe et invite la lune et, avec mon ombre, nous voici trois.
    Mais la lune ne sait pas boire. Et mon ombre ne fait que me suivre.
    Pour l’instant, que la lune et mon ombre m’accompagnent ;
    Quand on veut son plaisir, il faut profiter des moments.
    Je chante, mais la lune hésite à s’avancer.
    Je danse, mais mon ombre ne fait que s’agiter en désordre.
    Quand je suis éveillé, nous réjouissons à l’unisson,
    Mais l’ivresse passée, nous nous séparons.
    Pour toujours liés ensemble, nous errons sans sentiment,
    Et prenons rendez-vous, loin, sur la Voie Lactée.
    -> (Jacques Pimpaneau, in: Jacques Pimpaneau, Célébration de l’ivresse, Arles, 2000)

    Parmi les fleurs un pot de vin :
    Je bois tout seul sans un ami.
    Levant ma coupe, je convie le clair de lune ;
    Voici mon ombre devant moi : nous sommes trois.
    La lune, hélas, ne sait pas boire ;
    Et l’ombre en vain me suit.
    Compagnes d’un instant, ô vous, la lune et l’ombre!
    Par de joyeux ébats, faisons fête au printemps!
    Quand je chante, la lune indolente musarde;
    Quand je danse, mon ombre égarée se déforme.
    Tant que nous veillerons, ensemble égayons-nous;
    Et, l’ivresse venue, que chacun s’en retourne.
    Que dure à tout jamais notre liaison sans âme:
    Retrouvons-nous sur la lointaine Voie Lactée!
    -> (Tch’en Yen-hia et Jean-Pierre Diény, in: Paul Demiéville, Anthologie de la poésie chinoise classique, Paris, 1999; p. 252).

    Les traducteurs ont bien travaillé mais, hélas, le compte n'y est toujours pas à mon goût: il faudrait tout recomposer.

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  17. Cinq minutes oui, mais j'aurais besoin d'un peu plus de temps pour répondre à votre dernier commentaire, qui est particulièrement intéressant. Des précisions ce soir! Merci pour ce beau poème de Li Bai.

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  18. La neige est tombée, je ne sais pas si je pourrai sortir et il faut que j'aille à Lausanne ce soir (ö--ö)!

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  19. Youppiiiie, la neige !!
    Vous découvrez les joies de la rude vie dans les montagnes sauvages ;-)….
    Vous avez une excuse pour ne pas aller à vos cours ce soir et improviser une petite sortie à ski nocturne et impromptue !
    C’est aussi un temps idéal pour profiter des vertus relaxantes des bains thermaux : je me rends tout à l’heure pour la première fois de ma vie aux bains de Lavey, alors que j’habite tout près ! Il était temps.
    Mais on s’éloigne de la Chine…

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  20. Déjà vingt centimètres de poudreuse, mais oui, mais oui...

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  21. Il neige au nord-est de la Chine, mais peut-on dire que c'est la même neige?
    Il y a quelques années, en compagnie d'une interprète, je cherchais le Temple du Ciel à Beijing. Elle n'était pas du coin et je lui ai dit que c'était au sud de la Cité Interdite.
    "Mais où est le sud", demande-t-elle? Je réponds qu'il est 4 heures de l'après-midi, que le soleil est là, donc que les sud doit être dans cette direction. Mais par malice, j'ajoute: "Si c'est bien le même soleil qu'en Europe". Je l'ai vu réfléchir un instant, puis arborer un sourire d'une oreille à l'autre, preuve que l'humour est universel. La neige aussi probablement

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  22. La même neige, le même soleil?

    Cela me rappelle une interview d'Ernst Jünger, qui venait de fêter ses 100 ans. A un moment, la conversation avec le journaliste tournait autour du temps, et Jünger montrait une assiette en céramique, issue de l'art d'Al-Andalus. Le motif était quelque peu estompé, décoloré mais la décoloration était aussi de l'époque à laquelle l'assiette avait été fabriquée. Jünger disait alors que c'était une trace du soleil de ce temps-là et que le fait que ce soit perceptible encore dix siècles plus tard était une victoire sur le temps.

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  23. La seule vanité que l'on puisse avoir sur le temps, c'est que nos squelettes seront encore visibles dans des milliers d'années (pour peu que quelqu'un de cette époque veuille bien prendre la peine de les chercher...).

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  24. C'est avant la poussière, cela... J'ai passé deux jours à attaquer des positions débiles (mais à la mode) sur un autre blog, sous pseudo, bien sûr. Cela ne se répétera plus, tellement combattre la bêtise est épuisant, pour n'obtenir aucun résultat étant donné la mauvaise foi et le manque d'imagination entraînés par la lecture assidue de sources de pensée unique. Les interlocuteurs bouchés sont désespérants.

    Mais tout n'est pas perdu. Je suis en train de lire "L'Ombre d'un rêve" de Zhang Chao. Dernièrement, je préfère les formes brèves.

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  25. "Quand il ne peut plus lutter contre le vent et la mer pour poursuivre sa route, il y a deux allures que peut encore prendre un voilier : la cape (le foc bordé à contre et la barre dessous) le soumet à la dérive du vent et de la mer, et la fuite devant la tempête en épaulant la lame sur l’arrière avec un minimum de toile. La fuite reste souvent, loin des côtes, la seule façon de sauver le bateau et son équipage. Elle permet aussi de découvrir des rivages inconnus qui surgiront à l’horizon des calmes retrouvés. Rivages inconnus qu’ignoreront toujours ceux qui ont la chance apparente de pouvoir suivre la route des cargos et des tankers, la route sans imprévu imposée par les compagnies de transport maritime."

    "Eloge de la Fuite", Henri Laborit.

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  26. Merci, Rabbit, de nous rappeler ce bel (et si vrai :-) ) avant-propos de l’"Eloge de la Fuite" d’Henri Laborit, que je me souviens avoir acheté sur le champ rien que parce que le titre m’a séduite. C’est drôle, il s’agit d’un de ces livres que je n’ai jamais lu(s) d’une traite du début à la fin, comme souvent, mais plutôt grappillant au hasard un chapitre ici ou là de temps à autre, par petites touches désordonnées.

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  27. "Car si rien n'est plus frivole que de traiter de choses sérieuses avec frivolités, rien n'est plus divertissant que de traiter de frivolités en paraissant avoir été rien moins que frivole. Certes, c'est aux autres à me juger ; pourtant, si mon amour-propre ne me trompe pas, je crois avoir fait un éloge de la folie mais qui n'est pas tout à fait fou. Et maintenant au reproche que je serai mordant, je répondrai qu'on a toujours accordé au talent la liberté de railler impunément la vie ordinaire des hommes, pourvu que la licence ne finisse pas en rage. J'en admire d'autant plus la délicatesse des oreilles de ce temps, qui n'admettent plus en général que les titres solennels. On en voit même certains qui sont tellement pieux à contresens qu'ils supporteraient plutôt les pires blasphèmes contre le Christ que la plus légère plaisanterie sur un pape ou un prince, surtout si cela touche leur pain de chaque jour. Mais critiquer la vie des hommes sans effleurer une seule personne nommément, je vous le demande, est-ce mordre ou n'est-ce pas plutôt instruire et conseiller ? Au reste, je vous prie, est-ce que je ne fais pas ma propre critique ? En outre, qui n'excepte aucun genre d'hommes, s'en prend manifestement en nul homme en particulier, mais à tous les vices. Donc si quelqu'un se dresse et crie qu'on l'a blessé, il révèlera sa mauvaise conscience ou au moins son inquiétude. Quelqu'un s'est amusé dans ce genre de façon plus libre et mordante, c'est saint Jérôme qui quelquefois ne se dispense pas de donner des noms. Pour ma part, outre que je me suis totalement abstenu de nommer personne, j'ai modéré mon style de telle façon que le lecteur intelligent comprendra sans peine que j'ai cherché à donner du plaisir plutôt qu'à mordre. Car je n'ai jamais, comme Juvénal, remué la sentine cachée des vices, et je me suis attaché à recenser les ridicules plutôt que les indignités. Après cela, s'il y a quelqu’un que ces raisons n'apaisent pas, qu'il se souvienne qu'il est beau d'être vitupéré par la Folie; puisque c'est elle que je fais parler, j'ai dû me mettre au service des bienséances du personnage."

    "Eloge de la Folie", Erasmus de Rotterdam.

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  28. Encore un autre éloge que j'adore :-)...

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