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Cours en ligne, 1

Aujourd’hui

Cela fait un peu plus d’une semaine depuis que j’ai commencé à suivre trois cours. Deux sur la plateforme coursera, et un sur udacity. Des deux premiers, l’un me semble particulièrement ardu, car je dois revoir des bases mathématiques que je m’étais empressée d’oublier il y a très longtemps, mais le sujet de la cryptographie me semble suffisamment passionnant pour me dire qu’il vaut la peine de poursuivre. Le cours suivi chez udacity est une introduction à la psychologie assez complète et présentée de manière sympathique et accessible. Certains exercices exigent un bon niveau d’écriture en anglais.

Contexte

J’ai décidé de tester les MOOC dans les semaines qui suivent ; aussi, je dédierai chaque jour un billet à ce sujet, afin de tenir un bref journal de mon expérience. L’acronyme MOOC désigne un Massive Open Online Course, en français, un «cours en ligne (ouvert à tous) ». Pour ceux qui ne le connaissent pas, ils s’agit d’un mode d’enseignement à distance, apparu il y a quelques années, fondé sur la connectivité –les échanges entre étudiants ou entre professeurs et étudiants ont lieu sur internet- et qui se sert de ressources éducatives gratuites, sous licence Creative Commons.

Quels sont les cours proposés ?

Plusieurs sites proposent un grand nombre de cours, dans différentes disciplines et niveaux, majoritairement en anglais, bien qu’on trouve de plus en plus d’offres dans d’autres langues : http://mooc-francophone.com/ . Les MOOC sont mis en ligne par des startups comme udacity et coursera, ou par des fondations comme Saylor. Ils sont organisés par des universités, aux États-Unis, en Espagne, aux Pays-bas, en Australie…

Cours en ligne : comment cela fonctionne-t-il ?

Sur les sites consultés, l’inscription se fait très facilement. Il suffit de posséder une adresse e-mail. Aucune information personnelle autre que les noms et prénoms des candidats n’est demandée. Cela me semble une politique de respect de la vie privée appropriée. Ensuite, chacun peut choisir de s’inscrire dans le ou les cours de son choix. On peut suivre l’enseignement à l’aide de vidéos et de différents documents, sans oublier les forums de discussion qui permettent aux étudiants de suggérer ou d’approfondir certains sujets traités dans le cours. Pour vérifier ses connaissances, l’étudiant dispose de plusieurs modèles d’examen, comme des quiz ou des épreuves écrites, que l’on peut refaire si le résultat n’est pas satisfaisant. Enfin, lorsque l’étudiant réussit le ou les examens, il reçoit une attestation ou un certificat (ce dernier est payant sur certains sites).  


Commentaires

  1. Je m'attaque d'abord à HEC Paris, ensuite ce sera Stanford.
    Que l'on se trouve à Nanchang ou Swakopmund, il y a toujours moyen de se faire coiffer les neurones auprès des meilleurs établissements de la planète. Par contre, on peut regretter qu'il faille prendre l'avion juste pour aller draguer à la cafétéria pendant la pause.
    Avez-vous noté la présence de l'université Fudan, de Shanghai (le phénix des hôtes de la Perle de l'Orient) ?

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  2. Mais oui! je me suis directement attaquée à Stanford, la conséquence est que je vais passer le week-end à me rappeler les bases des discrete probabilities :-) Pour l'introduction à la psychologie, je suis à la troisième leçon, et pour le contre-terrorisme à la deuxième, à La Haye.. (Ce n'est pas une blague, je suis curieuse). La semaine prochaine, je commence l'architecture de la Renaissance à la Sapienza de Rome.

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  3. Statistiques & probabilités, c'est très choli et on peut faire des graphiques plus vrais que nature; mais Nassim Nicholas Taleb & Benoît Mandelbrot ont depuis éventé la magie de la courbe en cloche.

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  4. Oui, je lisais NNT en même temps que Hayek, d'ailleurs, une chose menant à l'autre. À propos, il faut que je remette de l'ordre dans les gadgets de la colonne de droite. On ne voit plus les commentaires.

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