mardi 5 juillet 2016

Le monde de John Atkinson Grimshaw

Le monde de John Atkinson Grimshaw


   Des personnages solitaires s'attardent au coin d'une rue, à l'orée d'un chemin campagnard, près des voies du chemin de fer, se promènent sur les quais d'un port ou dans les avenues d'une grande ville, où l'on voit des vitrines éclairées, de l'asphalte mouillé, des becs de gaz qui brillent à travers le brouillard. Ce sont des paysages suburbains et glaciaux, ceux des confins des cités du nord qui semblent avoir grandi trop vite, où le bruit et l'activité paraissent amortis, enveloppées dans le silence, à la tombée du jour ou, plus fréquemment, sous la clarté lunaire. Ce sont des docks et des champs baignés par une lumière pâle ou d'un jaune doré, vouée à sublimer le froid et la pollution, inscrivant les traits caractéristiques de l'ère industrielle dans une volonté de réalisme, sans les cacher ni les afficher explicitement. C'est un monde presque anonyme, qui ressemble aux images que l'on voit défiler par la fenêtre lors d'un voyage en train, un monde où le banal devient énigmatique et presque inquiétant, vision d'une réalité fidèlement rendue jusqu'à paraître irréelle, subtilement influencée par l'art photographique. Par ailleurs, la première rencontre du spectateur d'aujourd'hui avec les œuvres de John Atkinson Grimshaw se fait souvent par l'entremise de couvertures de livres qui ont un lien avec le genre fantastique. L'inquiétante étrangeté qui surgit de ces toiles appartient cependant au domaine de la conjecture ou à celui du mirage : le regard sur cette œuvre singulière ne s'appuie sur aucune théorie, car l'auteur n'a pas laissé les traditionnelles clés d'interprétation qui sont les lettres, les journaux ou d'autres écrits sur la peinture.

   De la vie de Grimshaw (1836-1893), les quelques dates et événements importants connus montrent le parcours d'un homme ordinaire de l'époque victorienne, qui a pourtant laissé une œuvre extraordinaire. L'artiste, originaire de la ville de Leeds, est issu d'un milieu modeste et ne fréquente pas d'école d'art. Sa vocation artistique a été pourtant assez tôt affirmée, et d'après ses biographes, il s'est formé en autodidacte, en s'inspirant pour ses premiers sujets de photographies vendues dans des boutiques de souvenirs; des scènes lacustres et des natures mortes avec des oiseaux ou des fruits qui se distinguent par leur réalisme et leur précision dans les détails. Il connaissait l'usage de la chambre noire. Ses premières expositions ont eu lieu à Leeds, où il épouse en 1858 Frances Theodosia Hubbard. En 1861, il quitte son emploi à la Great Northern Railway pour devenir peintre à plein temps malgré l'opposition de ses parents. La Leeds Philosophical and Literary Society et d'autres amateurs d'art font alors connaître sa peinture. Son œuvre, inspirée par les Préraphaélites d'abord, et par l'Esthétisme, Lawrence Alma-Tadema et James Tissot ensuite, comprend naturellement de nombreuses vues urbaines ou champêtres, mais aussi des féeries très appréciées du public victorien, des sujets littéraires ou néo-classiques, et des scènes d'intérieur raffinées et mélancoliques. Elle atteint un succès considérable dans les années 1870, lorsque les marchands d'art londoniens, Thomas Agnew, puis Arthur Tooth vendent ses œuvres auprès d'un large public qui aime la représentation de scènes de la vie moderne avec une décoration luxueuse, des objets d'art et des femmes habillées à la mode. D'autres collectionneurs apprécient particulièrement les perspectives urbaines et portuaires des villes du nord : Liverpool, Hull, Whitby, Glasgow...

John Atkinson Grimshaw. November, 1879, huile sur toile.


John Atkinson Grimshaw. Home Again, 1877-1879, huile sur toile. Collection privée.
 http://www.the-athenaeum.org/art/detail.php?ID=61036

   Cependant, sa vie est marquée par les deuils -dix de ses seize enfants meurent en bas âge- et par une précarité matérielle qui le poussait à augmenter la cadence de sa production picturale dans un laps de temps de plus en plus court, surtout à partir de 1880. Cette fragilité financière, traduite en une course constante contre les dettes, était due à l'obligation de payer la dette d'un ami pour lequel il s'était porté garant, mais probablement aussi à un train de vie dispendieux, entre autres, par les besoins d'entretien des maisons qui deviendront le décor de certains de ses plus beaux paysages : sa résidence dans les environs de Leeds, appelée Knostrop Hall, et une maison louée à Scarborough, entre 1876 et 1879, qui recevra le nom de Castle by the Sea, d'après un poème de Longfellow. D'autres lieux de sa peinture sont Liverpool, Glasgow et Londres, où il loue un studio à Chelsea en 1880. À cette époque, il fait la connaissance d'une grande figure du symbolisme et de l'impressionnisme, James Abbott McNeill Whistler, qui dira plus tard, à propos des clairs de lune de Grimshaw : "Je me considérais comme l'inventeur des nocturnes jusqu'à ce que je voie les paysages au clair de lune de Grimmy" (I considered myself the inventor of nocturnes until I saw Grimmy’s moonlit pictures). Whistler partage avec Grimshaw l'intérêt pour les vues de la Tamise. Entre 1874 et 1886, seuls cinq des tableaux de Grimshaw sont acceptés par la Royal Academy de Londres et un par la Grosvenor Gallery, haut lieu du mouvement esthétique (Aesthetic Movement). Dans les dernières années de sa vie, Grimshaw oriente son style vers des paysages où les couleurs claires dominent l'ensemble, comment la fascinante vue de la plage de Scarbourough en été (Sand, Sea and Sky, a Summer Fantasy), où de nombreux minuscules personnages semblent s'éloigner dans une atmosphère chaude et brumeuse. Les différents tons blancs et gris se font davantage présents dans des toiles ayant pour sujet des paysages enneigés, et les lignes se font plus incertaines. Cette évolution picturale sera malheureusement interrompue par la mort de l'artiste en 1893, à l'âge de 57 ans. Oubliée pendant longtemps, l’œuvre de Grimshaw connaîtra néanmoins un regain d'intérêt à la fin du XX e siècle avec plusieurs expositions dédiées, comme à Leeds en 1979, ou a Harrogate en 2011. Un grand nombre de ses œuvres se trouve actuellement dans des collections privées.

John Atkinson Grimshaw. Sand, Sea and Sky, a Summer Fantasy, 1892

La dimension urbaine du paysage

Les villes et les campagnes anglaises se sont rapidement et profondément transformées à l'époque victorienne, comme conséquence de la révolution industrielle. Le développement du chemin de fer, la construction de nouvelles usines, le smog, brouillard épais issu de la fumée présente dans l'air et du climat local, qui deviendra un signe distinctif de l'atmosphère londonienne, et en général des villes modernes, représentent quelques-uns des bouleversements entraînés par des innovations mécaniques et scientifiques. Mais il y a aussi l'éclairage des enseignes publicitaires et des vitrines, qui introduisent de nouveaux repères spatiaux et modifient l'antique perception de la nuit comme quelque chose d'effrayant, voire de dangereux. La lumière rend la vie nocturne dans les grandes villes aussi diversifiée et excitante que la vie diurne; on peut désormais faire des courses ou se promener en pleine nuit. Dans Boar Lane, Leeds (1881) la distribution des couleurs dans la rue met l'accent sur ce mode de vie : les tonalités chaudes, majoritairement des jaunes, oranges ou rouges soulignent ce qui attire le passant, et bien entendu le spectateur : les marchandises dans les magasins décorés, les enseignes, les réverbères et les fenêtres, et jusqu'au la chaussée détrempée qui reflète ces clartés mouvantes, autant de signes de dynamisme et de vie. L'attitude des personnages suggère la communication et l'action. En revanche, l'atmosphère est radicalement différente dans la partie supérieure du tableau ainsi que dans l'arrière-plan. Les couleurs sont ternes, le ciel possède une étrange couleur grisâtre qui pourrait venir du reflet des lumières citadines -on parlerait aujourd'hui de pollution lumineuse-, et qui ajoute une nuance crépusculaire à une ambiance par ailleurs chaleureuse et presque festive. C'est ainsi que les transformations urbaines se reflètent dans l'art non pas comme des synonymes de laideur et de destruction, -les peintres, les photographes et plus tard les premiers cinéastes vont davantage mettre en valeur le paysage urbain, et les signes de la modernité, tels les voitures, l'électricité ou les larges avenues, bâtissant ainsi un pittoresque d'un genre nouveau- mais comme des symboles de progrès souhaitables. 

John Atkinson Grimshaw. Boar Lane, Leeds, 1881
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:John_Atkinson_Grimshaw00.jpg

   Le fait de rendre compte de ces modifications est également un gage de réalisme et de virtuosité technique sur la toile. Chez Grimshaw, on trouve l'activité quotidienne des transports en commun, des boutiques et des docks, et aussi l'extension de la banlieue, puisque les villes deviennent des aimants pour une population de plus en plus nombreuse, formant des bourgs ou des quartiers dans une campagne qui se rétrécit, étant peu à peu absorbée par le réseau urbain. Dans un tableau comme The Lovers, cette évolution est nettement perceptible ; les limites de la ville, signifiés par des murs en brique et des bâtiments visibles au loin, semblent se trouver à l'orée de la forêt. La présence humaine, celle des deux amants qui se rencontrent sur la route se trouve entre les deux mondes ; la jonction entre la ville et la campagne est aussi un lieu de passage et d'isolement.

John Atkinson Grimshaw. The Lovers
http://john-atkinson-grimshaw.chez-alice.fr/Grimshaw/650x430/The%20Lovers.jpg

L'artiste s'intéressait d'ailleurs à la photographie. Dans une conférence intitulée « Watchwords for Workers », tenue en 1890 à la société Photographique de Leeds, il aurait insisté sur le besoin, pour le photographe, de bien connaître la perspective. La perméabilité entre l'art photographique et l'art pictural se manifeste chez Grimshaw dans l'utilisation de clichés ou de cartes postales comme modèles pour ses paysages, une habitude probablement prise pendant son apprentissage. Cela offrait la possibilité de travailler rapidement, remplaçait avantageusement le modèle vivant, permettait de reproduire de nombreux détails avec exactitude, un principe qui se trouvait déjà théorisé chez John Ruskin dans Les Peintres modernes (1843). L'artiste devait ainsi travailler en plein air et étudier la nature avec précision, et la photographie -ou plutôt le daguerréotype à l'époque, Ruskin a lui-même réalisé de nombreuses prises de vue lors de ses voyages- était un instrument indispensable pour apprendre à voir, à retenir chaque aspect de l'environnement. Pourtant, l'usage de la photographie préconisé par Ruskin allait en réalité rendre inutile une version picturale ultérieure. L'industrialisation -donc l'obtention de copies bon marché et de grande qualité- et l'opportunité d'une reproduction à l'infini allait sonner le glas de la peinture réaliste. Cette disparition du tableau à la mode ancienne, déjà prévue depuis 1840 au moins, se fait par étapes. La seule manière de concurrencer la photographie consiste à cette période en une subjectivisation de l'art, où le point de vue du peintre prend une importance majeure, et en une mise en relief des phénomènes éphémères et des éléments changeants. Le peintre de détourne progressivement de tout ce qui est figé pour découvrir les éléments symboliques du décor, les différences chromatiques selon les saisons et les heures de la journée, les reflets dans une eau courante, l'ombre des nuages... et surtout des couleurs vibrantes, à l'ère du noir et blanc : celles de la mer ou celles du ciel après la pluie. Tout ce que la caméra ne pouvait pas encore saisir ou montrer. Si l'on compare les images de Knostrop Hall aux photographies de l'époque, ce qui ressort est avant tout la singularité de l'image peinte, faite de scintillements, et variations de la lumière, témoignant des limites du mimétisme entre peinture et photographie.

Atkinson Grimshaw, Evening, Knostrop Hall, 1870
http://www.wikiart.org/en/john-atkinson-grimshaw/evening-knostrop-old-hall-1870
Image de Knostrop Hall dans les années 1880, avec Elaine et Lancelot Grimshaw
https://www.magnoliabox.com/products/elaine-and-lancelot-grimshaw-in-the-grounds-of-knostrop-hall-lmg394628

Atkinson Grimshaw et sa fille Elaine, (qui deviendra aussi peintre, comme trois autres des enfants Grimshaw) à Knostrop Hall. Amateur de littérature, Atkinson Grimshaw avait prénommé ses enfants d'après les personnages des Idylles du Roi, de Lord Alfred Tennyson. http://grimshaworigin.org/prominent-grimshaw-individuals/atkinson-grimshaw-noted-painter/

L'influence du mouvement préraphaélite et des idées de Ruskin sur le style de Grimshaw montrent aussi un autre aspect de l'histoire de l'art en Angleterre au XIXe siècle. Les différentes écoles et tendances, du Gothic Revival des années 1830 à l'esthétisme, mouvement artistique et littéraire, en passant par les Arts and Crafts, répondent à une évolution du goût du public et à l'arrivée sur le marché de l'art d'une bourgeoisie désireuse de se trouver un style élégant et de plus en plus intéressée par la décoration d'intérieur. Dans ce contexte surgit le mouvement esthétique, typiquement britannique, mais aux racines romantiques dans l'idée de « l'art pour l'art », qui cherche à débarrasser les maisons des meubles lourds d'inspiration française, des papiers peints criards et de toute une série d'objets fabriqués en série dont l'imitation de styles aristocratiques ne parvenait à cacher la mauvaise qualité. Dans l'art, cela se traduit par un renouveau du design, qui concerne de nombreux objets de la vie courante : meubles, lampes, vaisselle et vases, cadres, ainsi que des éléments d'architecture d'intérieur comme les vitraux ou les jardins d'hiver. Des motifs floraux ou végétaux, des formes stylisées, des motifs issus de l'art oriental -Chine et Japon- . Tout était fait pour exalter la sensibilité et créer des pièces aussi délicates que confortables. Les scènes d'intérieur produites par Grimshaw dans les années 1870 montrent de manière explicite l'idéal esthétique de son temps appliqué à tous les aspects de la vie. À la finesse de l'ornement correspond l'élégance des vêtements, car ces scènes sont toujours habitées par des personnages féminins, graciles et à l'air méditatif. L'ensemble dégage une impression de solitude quelque peu étouffante, avec des salons sophistiqués, remplis de bibelots précieux, occupés par des femmes à l'apparence calme et triste, semblables à des plantes exotiques dans une serre. Ces tableaux s'inscrivaient, en outre, dans le goût de Grimshaw pour les objets d'art orientaux, dont il était collectionneur; il lui est arrivé de les exposer au Leeds Fine Art Club en 1890.


John Atkinson Grimshaw. Spring, 1875, huile sur toile. Collection privée
http://www.the-athenaeum.org/art/full.php?ID=61023

Clairs de lune

   Motif romantique par excellence, jusqu'à devenir le plus usé des clichés littéraires et picturaux, le clair de lune permet de créer, comme dans les vues urbaines, des atmosphères uniques suggérant le mystère et le temps qui passe. Les clairs de lune de Joseph Wright of Derby, à la fin du XVIIIe siècle montrent une nature froide, aussi majestueuse qu'isolée et peu accueillante, vide de toute empreinte humaine. Néanmoins, le reflet lunaire appartient, dans sa plus célèbre version, aux tableaux de Caspar David Friedrich. Il s'agit de paysages où les arbres aux couleurs sombres issus  forment un contraste puissant face à un ciel faiblement éclairé par une lumière froide. L'obscurité met en valeur les lignes nettes, mais aussi les nuances, l'horizon nuageux, tout ce qui paraît indéterminé. En suggérant ce qu'on ne voit pas, le peintre met également l'accent sur l'absence et la solitude de ce panorama à la fois simple et énigmatique. La campagne devient un lieu poétique sans référence littéraire précise, car ce qui attire le regard est l'étrangeté du décor en lui-même. Au XIXe siècle par la suite, la peinture de nocturnes s'inscrit dans un traitement du sujet similaire, avec une préférence pour les scènes de bord de mer, qui offrent une vue dédoublée de la lune, et les endroits exotiques. Dans les tableaux de Grimshaw, en revanche, le décor est celui de l'Angleterre de son époque, avec les traits de la modernité, bien qu'il conserve des traces de la vision romantique : les lignes noires et fines des branches des arbres aux branches dénudées, qu'une forêt de mâts remplace dans les scènes portuaires, les tonalités du ciel et la pluie qui font penser à un éternel mois de novembre; les bâtiments imposants et sombres, l'encadrement de la lune par des nuages et son reflet dans l'eau... Grimshaw commence à peindre des clairs de lune dans les années 1870 et ce qui attire l'attention immédiatement en les observant est leur caractère répétitif. Beaucoup de tableaux montrent des rues sous la pluie, des chemins qui se terminent dans un tournant, des enchevêtrements de branches offrant un cadre à la zone lumineuse, des silhouettes de passants... La raison de cela est le succès que ces images ont rencontré assez rapidement, et qui ont incité l'artiste à les multiplier. Il a ainsi façonné, peut-être pour des raisons étrangères à l'art, un monde chatoyant et fragile, à la fois réaliste et poétique.

Inma Abbet


Caspar David Friedrich. Zwei Männer in Betrachtung des Mondes, huile sur toile, 1819/20
 https://de.wikipedia.org/wiki/Zwei_M%C3%A4nner_in_Betrachtung_des_Mondes

Joseph Wright of Derby, Dovedale by Moonlight, 1784.
 https://en.wikipedia.org/wiki/Joseph_Wright_of_Derby
John Atkinson Grimshaw. A Moonlit Evening (1880)
 https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Atkinson_Grimshaw_-_A_Moonlit_Evening_(1880).jpg



Sources

Articles sur internet, sites et blogs










Sites de musées et galeries




Expositions


Livres

Domestic Interiors. Representing Homes from the Victorians to the Moderns
édité par Georgia Downey, 2013

 Moving pictures . Anne Hollander. Cambridge, Harvard University Press, 1991.

 Russia and Europe in the Nineteenth Century. Edward Strachan et Roy Bolton.Sphinx Fine Art, 2008

Beauté, morale et volupté dans l’Angleterre d’Oscar Wilde
Yves Badetz , Stephen Calloway , Guy Cogeval , Lynn Federle. Flammarion, 2011

Et aussi...

Une rue de Leeds à l'époque des paysages urbains de Grimshaw. Séquence filmée en 1888 à Leeds par Louis Le Prince

5 commentaires:

  1. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

    RépondreSupprimer
  2. «Je ne serai pas non plus étonné d'apprendre que la psychanalyse, qui s'occupe de découvrir ces forces secrètes, ne soit devenue elle-même, de par cela, étrangement inquiétante aux yeux de bien des gens.»
    Sigmund Freud, "L'inquiétante étrangeté".

    RépondreSupprimer
  3. Merci P.A. Toute discipline, discours ou structure narrative finit par devenir son propre miroir, du moment où elle tombe dans le domaine public et génère ainsi des interactions et des réponses imprévues, la psychanalyse ne fait pas exception, ce qui est plutôt rassurant.

    RépondreSupprimer
  4. Passionnant article. Et blog très intéressant.

    RépondreSupprimer